DES REMERCIEMENTS DE L’ÉTAT, OUI … MAIS À QUAND UNE VÉRITABLE RECONNAISSANCE DE LA FILIÈRE JUDICIAIRE ?
février 26, 2025
By publication_scsi-pn
DES remerciements de l’éTAT, OUI …
Mais À QUAND UNE véritable reconnaissance de la filière judiciaIre ?
scsi-pn.fr février 2025
Le SCSI-CFDT salue l’engagement exceptionnel de tous les services de police qui ont permis tant l’arrestation du meurtrier de la jeune Louise, que du narcotrafiquant le plus recherché de France.
Le travail des enquêteurs de la filière judiciaire, notamment ceux de l’Office Central de Lutte contre le Crime Organisé et au-delà l’ensemble des forces d’investigation qui ont participé à ces enquêtes et aux différentes interpellations est tout simplement remarquable.
Un fois encore, les enquêteurs de la PJ ont démontré tout leur professionnalisme, leur pugnacité et leur haut niveau d’expertise. L’État s’était engagé à retrouver l’auteur d’un crime d’enfant odieux et les membres du commando qui avait abattu sauvagement le 14 mai dernier deux agents de la pénitentiaire dans une embuscade orchestrée pour l’évasion de Mohamed Amra. Grâce au travail, jour et nuit, des centaines d’enquêteurs mobilisés sur ces dossiers, l’investigation française a répondu présente et les objectifs ont été atteints.
L’éTAT DOIT apporter des réponses à la FILIèRE PJ !
Aujourd’hui, l’ensemble du monde politique se félicite de ces différentes interpellations et adresse des louanges aux enquêteurs. Derrière ces remerciements, ces gesticulations politiques et ces « coups de comm’ », à chaque résolution d’affaires judiciaires médiatiques, la triste réalité de la Police judiciaire ne doit pas être masquée.
Depuis des années, l’ensemble des responsables de ce pays fait preuve d’immobilisme face à cette filière investigation exsangue.
ÞLa procédure pénale n’a pas été allégée.
ÞLes policiers croulent sous une paperasse kafkaïenne.
ÞChaque jour des narcotrafiquants sont remis en liberté pour des vices de forme réduisant
à néant des mois d’enquêtes.
L’augmentation de la délinquance et la judiciarisation à outrance de tous les faits de société ne permettent plus aux policiers surchargés de dossiers d’effectuer les enquêtes nécessaires pour lutter efficacement contre la délinquance qui gangrène notre pays.
Que dire des outils numériques obsolètes ou défaillants (LRPPN, PNIJ, PPN, …) ralentissant leur travail quotidien?
L’État doit réagir et apporter des réponses concrètes à toute une filière en désespérance.
L’URGENCE À RÉAGIR EST VITALE.
LE SCSI : UN SYNDICALISME COMBATIF ET RESPONSABLE !