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Police Nouvelle : le 329 est dans les bacs

 Retrouvez votre publication syndicale favorite avec le numéro de septembre 2017, où vous découvrirez notamment une excellente synthèse du sujet toujours brûlant de la parité PN/GN, et des informations qui remettront en place bien des affirmations péremptoires, rumeurs, tabous, ou autres discours lénifiants de circonstances.

Loin du brûlot anti-gendarme, un constat technique et incontournable qu’il faut connaître et relayer à chaque occasion, pour soutenir l’action constante et résolue du SCSI Cfdt, seul syndicat à mener ce combat pour la reconnaissance des cadres de la Police Nationale.

L’accès aux fichiers en ordre dispersé

        Sécurité : le SCSI dénonce un manque de “coordination” entre les administrations dans le traitement des fiches “S”

Christophe Rouget, membre du Syndicat des Cadres de la Sécurité Intérieure, a critiqué jeudi sur franceinfo la législation entourant les fiches “S”. 

L’assaillant des Champs-Élysées Adam Dzaziri détenait 9 000 munitions, deux bonbonnes de gaz et un fusil d’assaut dans la voiture qui lui a servi à foncer sur un fourgon de police. L’auteur de l’attaque, âgé de 31 ans, était fiché “S” et faisait l’objet d’un mandat d’arrêt de la justice tunisienne. Il était également amateur de stands de tir, et était titulaire d’une autorisation de transport pour arme sportive. Cette autorisation lui avait été délivrée par la préfecture.

Pour Christophe Rouget, membre du Syndicat des Cadres de la Sécurité Intérieure (SCSI), il n’est pas envisageable qu’un individu fiché “S” soit en possession d’une autorisation de détention d’arme car il pratiquait le tir sportif. Invité sur franceinfo, il appelle à la “coordination” et à la “simplification de la chaîne des services de renseignement”. Selon lui, “les officiers de police doivent pouvoir se connecter aux différents services, aux différents fichiers pour améliorer la connaissance de l’individu.”

Nous avons un problème, plein de fichiers ont été créés. Ces fichiers sont indépendants, avec des logiciels différents, avec des problèmes informatiques permanents, tout ça est devenu très compliqué à gérer  pour les services de renseignement !

“La fiche “S”, poursuit le syndicaliste, “c’est juste un élément qui permet aux policiers des services de renseignements de mettre une balise sur une personne. Si cette personne est contrôlée à tel endroit, on donne cette info aux services de renseignements qui vont pouvoir ainsi affiner leurs connaissances de l’individu”.

Christophe Rouget rappelle également la complexité de traitement des fiches “S” pour les autorités. Chaque cas doit être géré au cas par cas. “On peut aussi avoir intérêt par exemple, à ce que la personne aille dans un club de tir pour la surveiller dans le cadre d’une enquête judiciaire et pour pouvoir l’interpeller. Il faut s’adapter en fonction des situations.”

L’INTERVIEW SUR LE SITE DE FRANCE INFO

Loi sur le Renseignement

Paris, le 13 avril

 COMMUNIQUÉ de PRESSE

 LA PREMIÈRE DES LIBERTÉS : VIVRE EN SÉCURITÉ !

 Aujourd’hui, la loi sur le renseignement est en discussion au parlement et les terroristes de tous bords doivent bien rire sous cape  à la lecture des polémiques actuelles et des discours tenus pas certains apôtres autoproclamés des libertés publiques. L’émotion et la prise de conscience collective  du 11 janvier sont bien loin. Pourtant la  première des libertés est bien celle de ne pas mourir sous les tirs et bombes de fanatiques.

La loi sur le renseignement vise à adapter les outils des services de renseignement aux nouveaux moyens modernes de communication. Nous ne sommes plus au temps des téléphones fixes… Ce nouveau texte  permet de légaliser enfin des interventions techniques, d’utiliser de nouvelles possibilités technologiques et de mettre en place un contrôle par le parlement et par une commission indépendante  composée de magistrats là où il n’y avait jusqu’à présent qu’un consensuel « no man’s land démocratique ».

Cette loi équilibrée ne vise pas à surveiller tout le monde, en tout lieu et à chaque instant, les services de renseignement n’en auraient pas les moyens,  mais à  apporter des solutions  pour essayer d’intervenir avec efficacité et à temps pour empêcher des individus au potentiel  dangereux de mettre à exécution leurs macabres objectifs.  On pourrait même aller plus loin en réorganisant autrement le traitement du renseignement dans le pays…

Le SCSI, syndicat républicain, s’est toujours opposé aux lois d’exception ou à un Patriot Act à la française  mais a toujours réclamé ces nécessaires  évolutions législatives et un contrôle démocratique  des services républicains de renseignement. Le SCSI continuera à se battre  pour que les fonctionnaires de police, mobilisés contre le crime, puissent exercer avec efficacité leur métier, sans crouler sous une paperasse administrative et judiciaire qui paralyse leur quotidien au détriment de la sécurité de leurs concitoyens.  

Le Bureau National SCSI. 

Contact presse :

Jean-Marc BAILLEUL, secrétaire  général  du SCSI.  Tel : 06 75 04 13 59

Christophe DUMONT, secrétaire national du SCSI. Tel : 06 78 81 57 91

Christophe ROUGET, chargé de communication du SCSI. Tel : 06 83 97 90 58

Renseignements : quelles solutions pour mieux faire ?


COMMUNIQUÉ de PRESSE du 15 janvier 2015

 

HALTE À LA SURENCHÈRE ET A LA RECHERCHE DE BOUC ÉMISSAIRE !

LES MESURES A PRENDRE POUR OPTIMISER L’EFFICACITÉ DES SERVICES PASSENT D’ABORD PAR L’ ÉCOUTE DES PROFESSIONNELS DE TERRAIN  

 

Le SCSI s’offusque de voir des anciens dirigeants ou responsables de la sécurité Intérieure demander plus de moyens pour les services des renseignements alors même que ces derniers, via la réforme controversée de 2008, ont démantelé la filière du renseignement de proximité et la DCRG.

Très concrètement, Le SCSI propose :

– La mise en œuvre effective de la “loi Cazeneuve” ;

– Le renforcement de la sécurité active et passive des policiers de terrains et des locaux de police ;

– L’affectation de nouveaux policiers de terrain à la DGSI et au SCRT ;  

– De faciliter l’accès des policiers aux fichiers des autres administrations (impôts – sécu – CAF – banques…) ;

– L’optimisation du fichier de traitement des données du renseignement recueilli par le SCRT ;

– La clarification, visant une efficacité optimale, des missions de renseignement du SCRT et de la DGSI relatives à la surveillance de l’islam ;

– L’investissement dans des serveurs et logiciels puissants permettant de détecter tout écrit, toute parole, faisant l’apologie du terrorisme ;

– Des process plus simples de mise en place d’écoute et de systèmes de surveillance des individus à “risque”, sans limitation par des quotas ;

– L’intégration pleine et entière du SCRT dans la communauté du renseignement ;

– L’allègement draconien de la procédure pénale chronophage afin de libérer du temps pour les enquêtes et la présence sur la voie publique ;

– La poursuite systématique des auteurs d’apologie du terrorisme ;

– La poursuite des individus qui entraveraient l’action des forces de l’ordre ou mettraient en danger des otages par la divulgation d’informations sur les réseaux sociaux, sur internet ou dans les médias.  

Aujourd’hui, face à la surenchère politique et la recherche obsessionnelle de bouc émissaire, il convient de ne pas être démagogique et d’entendre que le risque zéro n’existe pas.  Les professionnels, policiers et magistrats, soucieux des équilibres démocratiques doivent enfin être écoutés dans leurs propositions pragmatiques et techniques visant à assurer la sécurité de leurs concitoyens.

Le bureau national.

Contact presse :

Jean-Marc BAILLEUL, secrétaire  national  du SCSI-CFDT.  Tel : 06 75 04 13 59
Christophe ROUGET, chargé de communication du SCSI-CFDT Tel : 06 83 97 90 58