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Le recrutement de commissaires en 2017

Après de longues tergiversations, ce sont finalement  73  Commissaires qui rentreront à l’ENSP site de SAINT-CYR au MONT d’OR en septembre prochain. Ils se répartissent comme suit :

  • 36 issus du concours externe  (30 + les 6 LC)
  • 14 issus du concours interne   (12 + les 2 LC)
  • 22 issus de la VAP   (18 + 4  LC)
  • 1 au titre des détachés

Le SCSI-CFDT tient à féliciter l’ensemble des promus et leur souhaite une bonne scolarité. Ils croiseront donc à l’occasion des formations communes, les 70 officiers de police recrutés cette année.

Ce recrutement de commissaires, exceptionnel en nombre, est censé compenser les départs en retraite en hausse  constatés  en ce début 2017. Une fois de plus la part largement majoritaire de candidats externes ayant suivi la formation  préparatoire de Sciences-Po, comme c’est aussi le cas  pour le concours d’officiers, atteste des parallèles de profils. C’est aussi le cas à l’EOGN malgré la différence du type de recrutement (85% en interne).

Cette promotion sera la deuxième à pouvoir bénéficier du nouveau dispositif de formation à distance défendu par le SCSI pour une partie de la scolarité, permettant ainsi à ceux qui auront réussi des tests, de pouvoir être plus proches de leur famille pendant plusieurs mois, sans être pénalisés dans leur contrôle continu.  Reste toujours posée la question de la durée de scolarité qui ne prend pas en compte l’expérience acquise contrairement à celle prévue pour les détachés, d’une durée de six mois !  Pourquoi ne pas envisager maintenant une nouvelle forme de scolarité ?

Le SCSI-CFDT qui siège au conseil d’administration de l’ENSP continuera ses actions pour  défendre l’ensemble des cadres  et  pour que l’équité s’applique au sein de l’ENSP, école qui possède deux sites aux infrastructures bien différentes, c’est un euphémisme… Aujourd’hui le taux d’encadrement des deux forces est identique et les problématiques managériales spécifiques des deux corps de cadres  exigent une approche commune dans l’intérêt du fonctionnement des services.

Le bureau national du SCSI-CFDT.

“Chefs de police” : c’était bien essayé, mais…

Depuis quelques mois, nous avions noté dans les propos du SCPN tenus sur divers médias, l’emploi récurent de l’expression “chefs de police” pour désigner -de toute évidence- les membres du CCD.

Selon Wikipédia : A chief of police, also known as police chief or sometimes shortened to just chief, is the title typically given to the top official in the chain of command of a police department, particularly in North America.

Il fallait sans doute voir dans cette innovation lexicale le désir de bien identifier ce corps comme étant le supérieur  à tous les autres, mais aussi celui qui veille sur eux tant en autorité qu’en responsabilité, etc., bref, celui qui serait légitime à s’exprimer au nom de l’ensemble.

Médiatiquement c’était sans doute bien joué, mais à trop vouloir en faire on finit par mal faire, et cette expression s’est malencontreusement retrouvée dans un document officiel, à savoir une note de la DCSP du 30 janvier 2017.

Dès le 02 février, le Secrétaire Général du SCSI saisissait M. Pascal LALLE, Directeur Central SP, de cette incongruité, à laquelle s’ajoutait celle repérée quelques temps avant de l’emploi de la formule “officier de commandement” par un agent du CEA œuvrant en service de commandement…

La réponse du Directeur Central remet les pendules à l’heure et signe la fin de ces tentatives.

Paris le 2 février 2017,

Monsieur le Directeur Central,

A la lecture de la note de service DCSP N°2/2017, je lis avec une certaine surprise qu’y est employée l’expression “chefs de police”.

Or cette expression, si elle est devenue coutumière dans le discours de l’organisation  majoritaire du CCD, n’a absolument aucun contenu juridique (jamais employée dans aucun texte réglementaire) ni opérationnel (jamais vue dans aucune instruction ni note de service).

Nous avons tous bien compris que pour le SCPN il s’agissait de désigner les commissaires de police sous cette forme d’inspiration anglo-saxonne mais qui je le répète n’a aucune portée statutaire.   

Comment interpréter la phrase : “Elle prend ainsi en compte l’accroissement conséquent de la judiciarisation des rapports entre les services publics et les citoyens, laquelle expose de plus en plus tant les chefs de police que les personnels eux-mêmes ?

Qui sont donc ces fameux  “chefs de police” qui sont visiblement distincts des “personnels eux-mêmes” ?

Qui est visé dans l’une et l’autre de ces catégories ? Les “chefs de police” sont ils les “chefs de service” au sens strict ? Ou seulement les membres du CCD ? Quid alors des “Chefs d’Unités”, Ou s’agit-il par là de désigner tout détenteur d’une autorité hiérarchique ? Mais alors jusqu’à quel grade ? Etc. , le questionnement est sans fin.

Dans la même veine j’ai reçu l’information il y a quelques temps que des agents du CEA exerçant en sécurité publique se présentaient ouvertement par écrit comme étant “officier de commandement” (mais avec mention du grade réel) au motif qu’ils exercent dans un service de commandement.

Autant l’expression de “officier de sécurité” est passée dans le langage courant pour désigner les personnels de tous grades qui sont chargés de la protection rapprochée de personnalités, autant on ne peut pas laisser passer que des CEA s’auto-désignent comme “officier” sans relever la confusion des grades et des statuts que cela implique.

Sinon, pourquoi tous les officiers adjoints d’un commissaire ne se désigneraient pas comme des “commissaires-adjoints” ?… et pourquoi pas “Chef de police – Commissaire-Adjoint” !

Tout ça pourrait prêter à rire, s’il n’y avait en arrière-plan toute la douloureuse  problématique de l’organisation des corps dans la police nationale.    

 Bien à vous

Jmarc BAILLEUL