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Zone OUEST : Les justes interrogations des officiers du SRPJ

AU SRPJ D’ANGERS, ON CHERCHE ENCORE A COMPRENDRE…

Le corps sans vie d’une femme de 84 ans décédée des suites de violences, et celui de son mari de 90 ans grièvement blessé, étaient découverts il y a quelques jours à leur domicile angevin.

Rapidement les investigations menées par les enquêteurs du SRPJ d’ANGERS saisi des faits conduisaient à l’interpellation de l’auteur présumé de la violente agression de ce couple, venu cambrioler leur domicile.

 Une procédure était diligentée par les policiers pour les faits d’HOMICIDE VOLONTAIRE et à l’issue d’une garde à vue, le suspect était présenté au procureur de la République qui décidait de requalifier les faits en VOL AVEC VIOLENCES VOLONTAIRES AYANT ENTRAINE LA MORT pour la défunte et VOL AVEC VIOLENCES VOLONTAIRES AYANT ENTRAINE ITT DE PLUS DE 8 JOURS pour son mari qui lutte encore pour rester en vie.

Selon ces qualifications retenues, aucune intention homicide directe n’est donc reprochée à l’auteur présumé de cette épouvantable affaire où les faits sont accablants.

Certes, selon le Code Pénal les peines encourues sont les mêmes pour un “vol accompagné de violences ayant entraîné la mort” et un “homicide volontaire facilitant la commission d’un délit” : la réclusion criminelle à perpétuité.

Mais comment, dans ces conditions, ne pas s’indigner du traitement judiciaire réservé il y a quelques jours seulement à un policier mis en examen pour HOMICIDE VOLONTAIRE après le décès d’un dangereux malfaiteur recherché et armé, qu’il poursuivait et contre lequel il avait dû agir en situation de légitime défense dans le seul but de se protéger ?

Où est la logique d’exclure l’intention homicide dans le premier cas pour un malfaiteur avéré et à la présumer dans le second, pour un policier dans l’exercice de ses fonctions ?

Au delà des subtilités juridiques sur les qualifications pénales, les officiers attendent donc de la Justice qu’elle agisse dans la cohérence et l’équité, ainsi que la prise en compte des difficultés toujours plus grandes et de la dangerosité toujours plus élevée des missions de police, face au crime sous toutes ses formes.

LE BUREAU ZONAL OUEST

Les Cadres de la Police Nationale manifestent à Lille !

Le “ras-le-bol” des officiers de police s’exprime une nouvelle fois très concrètement face à une organisation hiérarchique inadaptée, un “management” méprisant et infantilisant, une dévalorisation des compétences (…), le tout générant depuis des années une tension constante et un dysfonctionnement de fond des services. C’est à LILLE que les officiers ont fait aujourd’hui entendre leur voix.

 

Nouveau rassemblement d’officiers de police

Le Monde.fr avec AFP | 12.04.2012 à 15h33 • Mis à jour le 12.04.2012 à 15h32

Après une première action inédite au sein des services de renseignement, le 16 mars près de Paris, près de 250 officiers de police du nord de la France ont participé jeudi 12 avril à un rassemblement dans le centre de Lille. Ils entendaient, à l’appel du Syndicat des cadres de la sécurité intérieure (SNOP-SCSI), dénoncer le “surencadrement”, des “tensions dans la chaîne hiérarchique” de la police et un manque de dialogue social.

Des ballons ont été symboliquement lâchés place de la République, devant la préfecture, a expliqué Laurent Pourceau, secrétaire du SNOP pour la région Nord. Chaque ballon portait un numéro, correspondant aux 36 pages d’un rapport contesté sur l’harmonisation des filières et la fonction hiérarchique. “Des crispations importantes se sont accentuées dans de nombreux services de police”, écrit le SNOP-SCSI dans un communiqué. Pour le syndicat,“management méprisant”, “positionnement hiérarchique à géométrie variable” et“demandes statistiques quotidiennes” sont devenus “les maîtres mots d’une administration déshumanisée.” A ce jour, le ministère de l’intérieur, “malgré nos propositions réitérées depuis des mois, n’a pas apporté de réponse à cette problématique, générant au quotidien frustrations et dysfonctionnements opérationnels”, ajoute-t-il.

Le 16 mars, près de 150 officiers de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) s’étaient rassemblés à Levallois-Perret, en banlieue parisienne, pour manifester contre la “gestion des ressources humaines” dans leur service. Celui-ci est notamment chargé de lutter contre le terrorisme. Les officiers réclamaient une meilleure “valorisation du travail” et de “réelles perspectives de carrière”.