Archives de catégorie : Communiqués de presse

Temps de travail : “c’est le bordel” monsieur le Président…

  
Paris, le 23 octobre 2017

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

TEMPS DE TRAVAIL DES FORCES DE L’ORDRE,

COMME DIRAIT LE PRÉSIDENT :

« C’EST LE BORDEL ! »

 

Le Président de la République a jeté un froid parmi l’auditoire lors de son discours devant les forces de sécurité à l’Elysée en indiquant que la directive Européenne  de 2003  sur le temps de travail ne s’appliquerait pas dans la gendarmerie et les forces armées, directive pourtant voté à l’initiative de la France !

Étonnement à juste titre parmi les gendarmes, en effet elle s’applique depuis septembre 2016, dans le cadre d’une note provisoire, et d’un dialogue social permanent avec les représentants des militaires .

Situation « croquignolesque » donc , puisque suite au contentieux initié en 2008 par le SCSI -CFDT et repris ensuite par l’association GENDXX1, elle est en vigueur dans la maréchaussée depuis 2016. En revanche, au ministère de l’intérieur, pourtant déjà menacé d’astreinte financière en 2013 par l’Europe et contraint de publier un décret transposant ces règles européennes quatre ans plus tard uniquement (le 30 janvier 2017), la directive ne s’applique toujours pas au sein de la police nationale  !

Épilogue : trois jours après la déclaration présidentielle, le Directeur Général de Gendarmerie Nationale, le général LIZUREY, a contredit Emmanuel Macron en s’adressant à l’ensemble des “grands commandeurs de l’arme”, ainsi que leurs conseillers-concertation et tous les membres du CFMG,  par  le truchement d’une visio-conférence. Il indiquait, avec sagesse et raison, que « le dispositif  fonctionne depuis un an et il n’y a pas de raison de le remettre en cause » et  que ses hommes continueraient donc de bénéficier, notamment, de la légitime protection des onze heures de repos hebdomadaire. Difficile d’arrêter quelque chose qui est en marche !

Paradoxe. Contrairement aux déclarations du ministère de l’intérieur à l’AFP vendredi, cette protection ne s’applique toujours pas dans la police, celle-ci d’ailleurs n’est même pas en capacité de mesurer le temps de travail de l’ensemble de ses agents ! Bref, comme dirait le président, « c’est le bordel. »

Les hommes politiques reconnaissent sur tous les plateaux de télévision la difficulté du métier de policier et l’investissement de ces hommes et de ces femmes au service des citoyens, mais quand il s’agit d’appliquer des règles minimales pour protéger leur santé, on ne les entend plus ! 

Le SCSI-CFDT et Alternative CFDT, qui ont déjà fait condamner, à de multiples reprises, le ministère de l’intérieur par le Conseil d’Etat pour non-respect de plusieurs règles relatives au temps de travail, intente donc un nouveau recours auprès de la plus haute juridiction administrative,  pour qu’in fine, le ministère de l’intérieur applique enfin des textes qu’il a lui-même publiés.

Nemo censetur ignorare legem !

 

CONTACT PRESSE : 

 Jean-Marc BAILLEUL, secrétaire général du SCSI-CFDT : 06 75 04 13 59 

Christophe ROUGET, chargé de communication du SCSI-CFDT : 06 83 97 90 58

Denis JACOB, secrétaire général d’Alternative CFDT : 07 62 14 02 60

 

Le Syndicat de la Magistrature attaque l’OCRTIS

OCRTIS :

UNE NOUVELLE FOIS LE SYNDICAT DE LA MAGISTRATURE

MET DE L’HUILE SUR LE FEU !

 

Une nouvelle fois le syndicat de la magistrature (SM) démontre tout son dogmatisme et ses positions extrémistes dans un courrier du 18 octobre adressé au Garde des Sceaux. Ce syndicat très minoritaire dénonce un « bras de fer brutal » et demande « une réponse forte » face à cette « pression soutenue sur des magistrats instructeurs. »

 Le SCSI-CDFT, qui s’est toujours refusé à une opposition police/justice, réitère son soutien aux policiers de l’OCRTIS. Ces enquêteurs, mobilisés contre la grande délinquance, sont confrontés aujourd’hui à des difficultés majeures pour exercer leurs missions. Ils cherchent uniquement par cette action collective à tirer un signal d’alarme afin de sortir de cette situation. 

Le SCSI-CFDT rappelle qu’il est urgent de clarifier les cadres et techniques d’enquête faisant appel à des informateurs et aux techniques de livraisons surveillées. La politique pénale ne peut en effet être différente dans ce domaine en fonction des magistrats, des services enquêteurs, ou de la situation géographique sur le territoire.  

Le SCSI-CDFT dénonce le silence des autorités et demande que les services du ministère de l’intérieur et de la justice puissent, dans le cadre d’une table ronde, mettre en œuvre une harmonisation nationale des pratiques. Il est nécessaire de sécuriser les procédures en cours et le travail des enquêteurs. Placés sous le contrôle permanent des magistrats, ils ne peuvent être les seules victimes de règles à géométrie variable.  

Le courrier du Syndicat de la Magistrature

 

CONTACT PRESSE :

Jean-Marc BAILLEUL, secrétaire général du SCSI-CFDT : 06 75 04 13 59 

Christophe ROUGET, chargé de communication du SCSI-CFDT : 06 83 97 90 58

Soutien à l’OCRTIS

Paris, le 17 octobre

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

SOUTIEN AUX ENQUÊTEURS DE L’OCRTIS

CLARIFICATION ET SÉCURISATION SONT NÉCESSAIRES POUR LUTTER CONTRE LES TRAFICS DE STUPÉFIANTS

 

Le SCSI-CFDT apporte tout son soutien aux enquêteurs de l’OCRTIS qui ont manifesté  leur mécontentement légitime en déposant symboliquement leurs armes hier et qui vont poursuivre leurs actions.

Il est urgent de clarifier les cadres et techniques d’enquête faisant appel à des informateurs et aux techniques de livraisons surveillées. La politique pénale ne peut être, en effet, différente dans ce domaine, en fonction des magistrats, des services enquêteurs, ou de la situation géographique sur le territoire.

Le SCSI-CDFT demande qu’une harmonisation des pratiques soit rapidement mise en œuvre pour sécuriser les procédures en cours et le travail des enquêteurs. Ces derniers, totalement mobilisés contre le crime organisé, sous le contrôle permanent des magistrats, ne peuvent être les seules victimes de règles à géométrie variable.  

L’ensemble de la filière  judiciaire,  lourdement impactée par une procédure chronophage et des outils informatiques obsolètes nécessite une réforme en profondeur pour retrouver toute son efficacité et garantir une meilleure sécurité à nos concitoyens.

CONTACT PRESSE :

 Jean-Marc BAILLEUL, secrétaire général du SCSI-CFDT : 06 75 04 13 59 

Christophe ROUGET, chargé de communication du SCSI-CFDT : 06 83 97 90 58

 

PNIJ : un ratage annoncé, mais qui persiste !

Paris, le 25 septembre

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

PNIJ, LE SCSI-CFDT DEMANDE LA CRÉATION D’UNE COMMISSION D’ENQUÊTE PARLEMENTAIRE

Après plusieurs reports successifs liés à des problèmes techniques majeurs, depuis le 12 septembre, l’utilisation de la PNIJ est rendue obligatoire pour l’ensemble des enquêteurs.

Si des améliorations superficielles ont été apportées durant l’année 2017, fondamentalement, les problèmes du système piloté par THALES sont identiques. Les enquêteurs n’ont toujours pas à leur disposition un système efficace. L’interface obsolète est laborieuse et chronophage, la gestion de plusieurs écoutes difficilement réalisable, les problèmes de connexion et de lenteur perdurent et la cécité dans le domaine du data mobile demeure dramatique. D’autre part, son coût faramineux ne cesse d’augmenter pour atteindre 181 millions d’euros en 2018 !

Après les sévères critiques de la Cour des comptes sur le coût financier exponentiel et « un degré élevé de dépendance à l’égard de la société prestataire », les multiples problèmes techniques dénoncés, plusieurs audits avaient été demandés en 2016 par Manuel VALLS. Ils sont restés secrets…

Les autres pays européens n’ont pas le choix d’un système aussi centralisé. Faut-il s’entêter dans un projet dont le coût ne cesse d’exploser et qui est incapable de fournir les prestations de même niveau que celles dont bénéficiaient les enquêteurs par le biais de sociétés privées ?

Le SCSI-CFDT demande qu’une commission d’enquête parlementaire fasse toute la lumière sur cet outil dont les limites opérationnelles nuisent gravement à la sécurité de notre pays. A l’heure de la révolution numérique, les pouvoirs publics doivent maintenant donner aux enquêteurs des forces de sécurité les moyens de pouvoir enfin disposer d’un outil performant, facile d’utilisation et adapté à l’évolution des techniques de communication.

CONTACT PRESSE :

Jean-Marc BAILLEUL, secrétaire général du SCSI-CFDT : 06 75 04 13 59

Christophe ROUGET, chargé de communication du SCSI-CFDT : 06 83 97 90 58

Restrictions budgétaires : d’inacceptables reculs !

Gel du point d’indice, jour de carence, temps de travail, restriction budgétaire, ALTERNATIVE Police et le SCSI mettent fermement en garde !

ALTERNATIVE Police CFDT et le SCSI-CFDT prennent acte des différentes annonces gouvernementales de ces derniers jours contre le pouvoir d’achat des fonctionnaires dont les policiers.
Depuis maintenant près de trois ans, les policiers sont mobilisés dans la lutte contre le terrorisme au détriment de leur vie privée. Ils ont œuvré avec sang-froid, professionnalisme et abnégation malgré toutes les contraintes qui leur ont été imposées !
De reports de repos en annulation de congés, de réduction du pourcentage d’absence aux rappels inopinés, de missions de plus en plus nombreuses aux dépassements horaires importants et récurrents, ALTERNATIVE Police et le SCSI-CFDT mettent fermement en garde les pouvoirs publics et préviennent : (Lire la suite).