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AFP du 14 mars 2012

PARIS, 14 mars 2012 (AFP) – Le Syndicat national des officiers de police (Snop, majoritaire) a appelé à un “rassemblement” vendredi à la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) afin de dénoncer la “gestion des ressources humaines” de ce service chargé notamment de l’antiterrorisme.

   Dans un entretien à l’AFP, Jean-Marc Bailleul, le secrétaire général du syndicat majoritaire chez les 10.000 officiers de police, a “rejeté par avance (…) toute récupération politique” de ce mouvement.

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MEDIAPART du 14 mars 2012

Manifestation inédite d’officiers de la DCRI

14 Mars 2012 Par Louise Fessard

Des officiers de police de la direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) ont prévu de tracter vendredi 16 mars à l’entrée du siège de la direction, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Révolte contre le dévoiement d’un outil de renseignement décrit par le livre-enquête L’Espion du président, des journalistes Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé ?

Pas du tout. Selon les syndicats de police, un «petit» différent catégoriel entre officiers et leurs supérieurs commissaires serait à l’origine de cette bronca, inédite dans ce service secret-défense.

Bienvenue dans la petite boutique policière et ses guéguerres catégorielles et syndicales….

Certains officiers de la DCRI n’auraient pas apprécié la nomination d’une jeune commissaire, tout juste sortie d’école, à un poste de chef de section autrefois occupé par un officier.

«Cela fait des mois et des mois qu’il y a un malaise à la DCRI au niveau des ressources humaines, donc nous avons décidé de tracter  vendredi à l’arrivée des locaux pour montrer le mécontentement des officiers», explique Jean-Marc Bailleul, secrétaire général du Snop (syndicat national des officiers de police). Des officiers du Snop ont rencontré le patron de la DCRI Bernard Squarcini mercredi matin pour le prévenir du mouvement et lui présenter leur tract.

Envisagé par l’ancien ministre de l’intérieur Brice Hortefeux, le projet de fusion entre les deux corps a récemment été rétoquée par un rapport de l’Inspection générale de l’administration et de l’Inspection générale de la police nationale, douchant ainsi les espoirs des syndicats d’officiers.

Seule reste actée la décision d’une direction chapeautant les deux écoles, Cannes-Écluse, en Seine-et-Marne pour les officiers, et Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, près de Lyon, pour l’École nationale supérieure de police (ENSP) qui forme les commissaires.

«C’est une situation commune à l’ensemble des services de police, mais les officiers de la DCRI le vivent particulièrement mal du fait du poids des commissaires dans cette direction», explique Jean-Marc Bailleul.

La DCRI compte 140 des quelque 1700 commissaires français, une surereprésentation liée à l’histoire du service. «Lors de la fusion entre la DST et les RG en 2007, on a superposé deux structures sans diminuer le nombre de postes de commissaires», explique Nicolas Comte, secrétaire général du principal syndicat de gardiens de la paix, Unité SGP Police FO.

Du côté du principal syndicat de commissaires de police, Sylvie Feucher, secrétaire générale, se dit «scandalisée» de cette mini-rébellion. «Depuis quand des fonctionnaires contestent-ils des nominations de chef de service ?», s’indigne-t-elle. Avant de renvoyer la balle au ministre de l’intérieur Claude Guéant «qui ne veut pas trancher sur la question de la fusion, alors qu’il a le rapport en main depuis des semaines».

«Les ministres successifs ont ouvert la boite de pandore en faisant des promesses aux syndicats d’officiers, et maintenant c’est en train de pourrir toute la chaine hiérarchique et cela ouvre la porte à des problèmes très graves en interne», regrette-t-elle.

Si tous les syndicats de police jurent que ce mouvement n’a rien à voir avec les récentes remises en cause du renseignement français (également dans le livre du journaliste David Dufresne sur l’affaire de Tarnac) et la mise en examen de son patron, Bernard Squarcini dans l’affaire des fadettes d’un journaliste du Monde, le député PS Jean-Jacques Urvoas, qui a vendu la mèche sur Twitter, est plus circonspect.

«Le fait générateur est d’abord un problème corporatiste auquel s’adjoint un malaise plus général, estime-t-il.Plusieurs agents de la DCRI sont venus me parler depuis la sortie du livre L’Espion du président pour me dire “Nous sommes venus sur une mission de service public et nous n’avons pas envie d’être assimilés aux barbouzeries de Bernard Squarcini”».

«Ce n’est pas du tout le sujet», évacue Jean-Marc Bailleul. «Les collègues ne veulent pas être mêlés à ça, donc ils n’iront pas vendredi, d’autant plus que nous avions négocié en contrepartie la suppression d’un poste de commissaire», réplique de son côté Patrice Ribeiro, secrétaire général du syndicat Synergie Officier, concurrent direct du Snop et qui se dit majoritaire parmi les officiers de la DCRI.

Une chose est sûre, impossible d’interroger les officiers «mécontents», qui manifesteront donc vendredi sous le sceau du secret-défense…

LE MONDE du 14 mars 2012

Avis de manifestation historique chez les policiers de la DCRI

Il n’y aura pas de communiqué de presse, mais la nouvelle s’est répandue grâce aux bons offices du député (PS) Jean-Jacques Urvoas, sur Twitter: des policiers de la prestigieuse direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) s’apprêtent à manifester leur mécontentement, vendredi matin 16 mars, dans le hall du siège de la direction, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine). Un évènement inédit pour des fonctionnaires qui évoluent tous dans le secret-défense et la plus grande discrétion.

A la manoeuvre, la section du syndicat d’officier SNOP. Pour un responsable syndical, c’est un “ras-le-bol général” qui est en cause: “Cela fait des mois que ça bout.” Des problèmes de “gestion humaine”, dans une direction où “tout est opaque”. C’est la nomination d’un commissaire sorti d’école dans l’un des services, mardi, qui a déclenché l’ire des officiers. Pour les officiers, le choix d’un commissaire débutant plutôt que l’un des leurs témoigne du  manque de considération que la direction leur porte. La DCRI compte environ 140 commissaires, près de 10% de ce corps.

Le conflit entre officiers et commissaires – un classique du monde policier – a été relancé, ces dernières semaines, par la présentation au ministre d’un rapport sur une éventuelle fusion des deux corps. Le (très léger) rapport de l’Inspection générale de l’administration et de l’Inspection générale de la police nationale (composée uniquement de commissaires) rejetait tout projet de fusion – une revendication des syndicats d’officiers.

Mais le malaise vient aussi de la personnalité contestée du patron de la DCRI, Bernard Squarcini. Déjà mis en examen, en octobre 2011 par la juge Sylvie Zimmerman, dans l’affaire des fadettes des journalistes du “Monde”, M. Squarcini a récemment été mis en cause dans le  livre L’Espion du président, des journalistes Olivia Recasens, Didier Hassoux, Christophe Labbé (Robert Laffont). La publication de cet ouvrage a secoué la DCRI. L’accélération de l’enquête sur le cercle Wagram, affaire dans laquelle une des proches de M. Squarcini est mise en examen, commence aussi à déranger à Levallois-Perret. “Il y a une pression médiatique”, reconnaît un responsable syndical.

La DCRI, installée à Levallois (Hauts-de-Seine), est née d’un simple décret du 27 juin 2008 qui fusionnait la direction de la surveillance du territoire (DST, le contre-espionnage) et les renseignements généraux (RG). Elle a à sa charge la lutte contre l’espionnage étranger, la “répression des actes terroristes ou visant à porter atteinte à l’autorité de l’Etat”, la “surveillance des communications”, la surveillance des individus et groupes radicaux.

Réforme DCSP : à condition que…

Le SNOP-SCSI a participé le 16 février à la présentation d’un point d’étape du projet de la réforme DCSP. En un mot, il s’agit d’une simplification de l’organisation des circonscriptions,  de la réforme structurelle des services et de la création de districts. Ce projet de réforme s’inscrit naturellement dans un vocabulaire que vous connaissez bien : rationalisation, mutualisation, optimisation de la présence sur la voie publique… et dont vous mesurez chaque jour les conséquences dans vos services.

 Le SNOP-SCSI a d’ores et déjà fait de nombreuses remarques et observations concernant cette éventuelle réforme et vous pourrez donc lire en pièce jointe un compte rendu complet  de cette réunion.

 Mais pour le SNOP-SCSI, une chose est maintenant très claire. Ce type de  projet n’a aucun sens s’il  ne s’inscrit pas dans le cadre d’une réforme globale et profonde de la chaine hiérarchique dans la police nationale.  Il est  par conséquent inutile que les directions d’emplois  conceptualisent des projets structurants, si au plus haut niveau politique aucune réponse n’est apportée lors de la réunion sur le corps unique le 28/02 . En effet, il est inconcevable pour le SNOP-SCSI de laisser les cadres de la police nationale sans réponse claire, sans perspective et sans avenir.

 Le bureau national du SNOP-SCSI.

 

 

  Le compte rendu de réunion