Xavier, policier, victime de la barbarie meurtrière

Paris, 21 avril 2017

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

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Xavier est tombé, 102 avenue des Champs‐Élysées, sous les balles de la barbarie.
Trois autres personnes, dont deux de ses collègues, ont été blessées.
Tous les policiers sont touchés par ce nouvel acte de violence porté contre ce qu’ils sont et ce qu’ils représentent dans une société démocratique qui aime et protège ses libertés.
Nos pensées vont vers eux, vers les familles et les proches, face à l’épreuve.

La lâcheté de cet assassinat et la cible privilégiée que sont devenus les représentants des forces de l’ordre, ne doivent pas masquer la réalité du danger global qui menace l’ensemble de notre société. Il faudra sans doute, et rapidement, aller plus loin que les mesures déjà adoptées, pour prévenir d’autres actes de terrorisme et neutraliser les auteurs potentiels.

Les dispositifs législatifs et opérationnels déjà engagés, le travail incessant des services de renseignement et de police judiciaire, la vigilance de chaque instant des policiers et gendarmes appuyés par la force Sentinelle, sur le terrain comme dans leur vie quotidienne personnelle, ne permettent plus l’économie de réformes structurelles, d’organisation et de fonctionnement toujours repoussées ou minimisées depuis tant d’années alors qu’elles contiennent l’essentiel de nos marges d’efficacité.

Au delà du nécessaire renforcement déjà programmé des moyens humains et techniques, le conservatisme, les prés-carrés, les intérêts de corps ou de services, doivent maintenant céder devant l’urgence et la gravité d’une situation qui, dans une République, ne saurait devenir une banalité ni une fatalité.

le bureau national SCSI