“Chefs de police” : c’était bien essayé, mais…

Depuis quelques mois, nous avions noté dans les propos du SCPN tenus sur divers médias, l’emploi récurent de l’expression “chefs de police” pour désigner -de toute évidence- les membres du CCD.

Selon Wikipédia : A chief of police, also known as police chief or sometimes shortened to just chief, is the title typically given to the top official in the chain of command of a police department, particularly in North America.

Il fallait sans doute voir dans cette innovation lexicale le désir de bien identifier ce corps comme étant le supérieur  à tous les autres, mais aussi celui qui veille sur eux tant en autorité qu’en responsabilité, etc., bref, celui qui serait légitime à s’exprimer au nom de l’ensemble.

Médiatiquement c’était sans doute bien joué, mais à trop vouloir en faire on finit par mal faire, et cette expression s’est malencontreusement retrouvée dans un document officiel, à savoir une note de la DCSP du 30 janvier 2017.

Dès le 02 février, le Secrétaire Général du SCSI saisissait M. Pascal LALLE, Directeur Central SP, de cette incongruité, à laquelle s’ajoutait celle repérée quelques temps avant de l’emploi de la formule “officier de commandement” par un agent du CEA œuvrant en service de commandement…

La réponse du Directeur Central remet les pendules à l’heure et signe la fin de ces tentatives.

Paris le 2 février 2017,

Monsieur le Directeur Central,

A la lecture de la note de service DCSP N°2/2017, je lis avec une certaine surprise qu’y est employée l’expression “chefs de police”.

Or cette expression, si elle est devenue coutumière dans le discours de l’organisation  majoritaire du CCD, n’a absolument aucun contenu juridique (jamais employée dans aucun texte réglementaire) ni opérationnel (jamais vue dans aucune instruction ni note de service).

Nous avons tous bien compris que pour le SCPN il s’agissait de désigner les commissaires de police sous cette forme d’inspiration anglo-saxonne mais qui je le répète n’a aucune portée statutaire.   

Comment interpréter la phrase : “Elle prend ainsi en compte l’accroissement conséquent de la judiciarisation des rapports entre les services publics et les citoyens, laquelle expose de plus en plus tant les chefs de police que les personnels eux-mêmes ?

Qui sont donc ces fameux  “chefs de police” qui sont visiblement distincts des “personnels eux-mêmes” ?

Qui est visé dans l’une et l’autre de ces catégories ? Les “chefs de police” sont ils les “chefs de service” au sens strict ? Ou seulement les membres du CCD ? Quid alors des “Chefs d’Unités”, Ou s’agit-il par là de désigner tout détenteur d’une autorité hiérarchique ? Mais alors jusqu’à quel grade ? Etc. , le questionnement est sans fin.

Dans la même veine j’ai reçu l’information il y a quelques temps que des agents du CEA exerçant en sécurité publique se présentaient ouvertement par écrit comme étant “officier de commandement” (mais avec mention du grade réel) au motif qu’ils exercent dans un service de commandement.

Autant l’expression de “officier de sécurité” est passée dans le langage courant pour désigner les personnels de tous grades qui sont chargés de la protection rapprochée de personnalités, autant on ne peut pas laisser passer que des CEA s’auto-désignent comme “officier” sans relever la confusion des grades et des statuts que cela implique.

Sinon, pourquoi tous les officiers adjoints d’un commissaire ne se désigneraient pas comme des “commissaires-adjoints” ?… et pourquoi pas “Chef de police – Commissaire-Adjoint” !

Tout ça pourrait prêter à rire, s’il n’y avait en arrière-plan toute la douloureuse  problématique de l’organisation des corps dans la police nationale.    

 Bien à vous

Jmarc BAILLEUL  

 

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Au “36”, ça déménage !.. (ou pas…)


Paris, le 9 mars  2017

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

DÉMÉNAGEMENT DU 36 QUAI DES ORFÈVRES AUX BATIGNOLLES :

FIASCO EN VUE !

L’ensemble de la DRPJ doit théoriquement commencer à déménager à partir de mi-avril et jusqu’au 1er septembre 2017 dans les nouveaux bâtiments des Batignolles, 36 rue Bastion…. Théoriquement…


En effet, les nuages s’accumulent au-dessus de cette opération historique. Rien n’est prêt : les travaux concernant  la desserte du site par la ligne 14 seront achevés en 2020, le stationnement pour les véhicules personnels n’est pas envisagé, l’ouverture du restaurant administratif prévu dans la palais de justice ne se fera qu’en 2018…


Cerise sur le gâteau : le déménagement du palais de justice devait lui aussi intervenir en même temps mais l’opération ne se fera finalement qu’en 2018 !


En attendant, l’éloignement des deux sites conduira  inexorablement à une multiplication des tâches indues supplémentaires pour les policiers parisiens : navettes incessantes de policiers entre les deux sites, escortes de détenus etc… Tout ceci au détriment des conditions de travail des policiers et de leur efficacité au service de la sécurité des Parisiens.


Le SCSI-CFDT et alternative CFDT appellent toutes les organisations syndicales à boycotter les prochaines réunions  de préparation à ce déménagement, celles-ci se succèdent en effet mais sans apporter aucune réponse concrète aux immenses difficultés à venir. Le déménagement  des services de Police doit être reporté et se dérouler simultanément  à celui du Palais de Justice, c’est une question de cohérence et d’efficacité  de l’action publique.


Le Bureau zonal IDF du SCSI-CFDT.

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IN MEMORIAM

Nous vous faisions part il y a quelques jours de la disparition de notre collègue Serge MACHACEK. Le bureau SCSI de Guyane a tenu à exprimer sa profonde émotion, en lui rendant hommage par ces quelques mots :

“Serge est décédé à la veille de ses 59 ans.

Un caractère trempé franc et loyal servi par un physique imposant, Serge savait se faire respecter de tous… Toujours de bonne humeur, Serge respirait la joie de vivre.

Prof. d’éducation physique dans le privé, il avait voyagé à travers le monde et en particulier en Guyane. Il passionnait son auditoire en racontant ses nombreuses aventures de voyage.

Il est entré dans la police en 1988 et a suivi la formation de Cannes-Écluse (35ème promo d’inspecteurs).

Affecté en banlieue parisienne, il a intégré le service du contre-espionnage au sein de la DST en 1992 ou il a trouvé sa voie et su s’épanouir dans son travail.

Arrivé en Guyane en 2005, il a retrouvé le charme de ce territoire équatorial qu’il a exploré dans de nombreuses expéditions.

Il devait partir à la retraite en juillet 2017 avant d’entamer un tour du monde avec sa compagne Marie. Ensemble, il rêvaient de s’installer au Panama pour continuer à profiter de l’Amérique du Sud.

Il n’a pas eu le temps de concrétiser ce rêve….”

 

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Tout sur l’IRP 2017

Consultez nos deux pages sur les évolutions de l’Indemnité de Responsabilité et de Performance au titre de l’année 2017. L’ensemble bien qu’encore perfectible, progresse significativement !

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Février en résumé…

Une actualité professionnelle et médiatique très dense depuis la rentrée 2017, et ce n’est sans doute pas près de s’arrêter tant il reste à faire avant la paralysie administrative qui entoure traditionnellement les grandes échéances électorales !

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